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Les causes de l’infertilité

La fertilité peut être affectée par de multiples facteurs : âge de la femme, âge de l’homme, maladies génétiques, diverses pathologies générales ou leurs traitements, expositions à certains produits toxiques, traumatismes, facteurs environnementaux, parfois psychologiques, … Le médecin pourra attirer votre attention sur certains comportements également susceptibles de diminuer les chances de succès d’avoir un enfant ou d’augmenter les complications durant la grossesse (fausse couche, malformation…).

Parmi ceux-ci figurent :

  • Le tabac
  • L’excès d’alcool, chez la femme comme chez l’homme
  • La prise de drogues : cannabis, héroïne, cocaïne, hallucinogènes
  • L’excès de poids et la maigreur excessive chez la femme

Les causes d’infertilité sont multiples : lorsqu’elles existent, elles peuvent être féminines (1/3 des cas), masculines (1/3 des cas), mixtes (1/3 des cas)

Féminines

L’âge maternel : la fertilité commence à décroitre à 35 ans chez la femme en moyenne, mais est variable pour chaque femme (parfois  avant 30 ans)

  • Troubles ovulatoires c’est-à-dire incapacité à produire un ovocyte capable d’être fécondé
  • Obstruction des trompes
  • Défaut de la glaire cervicale
  • Causes endocriniennes entrainant un dérèglement hormonal : pathologie de la thyroïde, excès de prolactine
  • Une anomalie au niveau de l’utérus : fibromes, polypes, malformations utérines
  • Facteurs vaginaux : vaginisme entrainant une impossibilité d’avoir des rapports sexuels

Masculines

  • Anomalie des critères spermatiques
  • Trouble de la fonction érectile
  • Anomalie génétique : anomalies au niveau du caryotype (translocations)

Inexpliquées

  • Aucune cause n’est retrouvée au cours du bilan réalisé chez le couple. Plus le bilan est approfondi, plus le pourcentage d’infertilités inexpliquées baisse

 

Quand faut-il s’inquiéter ?

En théorie, il est raisonnable de consulter après une période de 18 mois à 2 ans de rapports sexuels réguliers sans grossesse. Dans les faits, tout dépend de votre âge et de vos antécédents. Pour un jeune couple sans risque connu, la « règle des 18 mois » peut s’appliquer. Pour un couple plus âgé, ou ayant un passé gynécologique ou andrologique laissant supposer une possible hypofertilité (fertilité insuffisante), mieux vaut ne pas trop tarder pour pratiquer un spermogramme chez l’homme et un bilan hormonal chez la femme.

Qui consulter ?

L’interlocuteur privilégié reste le gynécologue.

Après un entretien approfondi visant à identifier d’éventuelles causes simples et explicables d’infertilité, il pourra proposer une première série d’explorations : courbes de température, test d’ovulation…

Selon votre situation, il pourra prescrire des traitements pour stimuler l’ovulation de la femme ou vous adresser rapidement à un centre pluridisciplinaire d’assistance médicale à la procréation (AMP). Il peut aussi arriver qu’il vous oriente vers  un confrère andrologue, endocrinologue, urologue, généticien, psychologue ou un professionnel diplômé en sexologie

Modalités d’entrée en AMP